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A peine revenue de mes aventures de l’été 2005 je me voyais repartir seule, seule et loin, dans une terre inconnue…
Le projet était plus ambitieux, ce n’est pas un rêve que j’ai réalisé mais une découverte, la découverte d’un monde, un monde méconnu, un monde qui m’a surprise, qui m’a remise en question…
Jamais de ma vie je n’ai autant été bouleversée, jamais je ne me suis retrouvée comme cela face à la réalité.
Une réalité trop inattendu, une réalité qui bouleverse, qui fait mal, mais qui par-dessus tout, donne envie d’agir, comme un besoin de se sentir utile, de ne pas être seulement celui qui contemple, qui découvre, qui profite mais aussi celui qui comprend d’abord, qui agit ensuite, puis qui remercie la Terre qui l’accueille.
Ce voyage fut une prise de conscience d’un bout de l’état du monde, une prise de conscience également de ma petitesse vis-à-vis du monde. Il me reste encore beaucoup de choses à comprendre mais Zellidja, en plus d’avoir alimenté ce virus qui court en moi m’a aidé à comprendre le monde, à en découvrir une partie. Ce fut pour moi un tournant, le début d’une vie, qui, je l’espère, n’est pas prêt de s’arrêter. Ces deux voyages m’ont donné de la force. Le premier, me montrant que les rêves pouvaient se réaliser, j’y ai découvert un espoir incroyable dans la richesse des gens.
Le deuxième m’a fait comprendre que le monde tournait à l’envers et je sais maintenant que nous sommes sur Terre pour y faire quelque chose ou du moins essayer…
Je suis revenu dans ce voyage la rage au ventre, avec le désir de dénoncer, de montrer et d’agir.
Le monde vaut la peine de se battre, je crois qu’ici, on a du mal à se rendre compte qu’à chaque seconde il se détruit un peu plus, de l’intérieur comme de l’extérieur et je crois que l’on peut s’unir, s’unir pour le « sauver », s’unir pour comprendre que nous ne formons qu’un !
J’ai encore cette boule dans mon ventre, ces frissons qui apparaissent à chaque mot que j’écris car ces deux voyages furent pour moi les plus belles choses que j’ai vécu, j’ai l’impression d’avoir grandi, d’être devenu une autre. C’est aussi pourquoi je crois que mes ambitions grandissent chaque fois que je repense à ces voyages, je sais que l’on peut faire quelque chose et je ne conçois pas, après ces deux voyages, de consacrer ma vie à mon propre bonheur, j’ai depuis ce voyage une passion grandissante pour ce monde, pour les Hommes que je veux encore découvrir et comprendre et agir, agir dans le concret, savoir pourquoi.
A l’aube de mes dix-sept ans, je cherchais à donner un sens à ma vie, Zellidja m’a poussé dans cette voix, je sais maintenant ce pourquoi je vis, ce pourquoi j’existe, ce que je veux devenir…
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