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7 août, Magouilles et corruption.
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Nouakchott est la plaque tournante d’un énorme trafique de voitures qui alimente toute l’Afrique de l’Ouest. En effet, dans ces pays y compris la Mauritanie, le pouvoir d’achat pour acheter un véhicule n’excède guère 2000 euros. Pour ce prix pas question de se payer une voiture neuve. Ce sont les toubabs qui alimentent un marché parallèle de vieilles voitures, en descendant une voiture achetée à bas prix et en la revendant ici, pour ensuite rentrer en avion. Cette pratique est illégale car si on entre en Mauritanie avec un véhicule, on ne peut pas sortir du pays sans lui. C’est la théorie, la pratique est le dessous-de-table. Je n’échappe pas à la règle et j’échange la Twingo contre 2 billets d’avion et un tampon sur mon passeport « Vu à la sortie à la douane de Nouadhibou ». Étrange que le même jour : La Twingo soit passée seule la douane par la route et que moi j’aie pris l’avion à l’aéroport de Nouakchott.
Enfin j’aurai fait au moins un heureux, le futur propriétaire, car la Twingo est loin d’être une épave, Regina et moi pouvons témoigner de son brio aussi bien sur les routes, les pistes et le sable mauritaniens.
Notre périple aura duré 3 semaines pendant lesquelles nous avons parcouru 6500 kilomètres, et à l’aube de cette nouvelle carrière nous souhaitons bonne chance à Twingo Africa.
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